FOUSSOUBIE et autres cavités voisines (Ardèche, France)                              www.foussoubie.fr

 

 

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Camp spéléologique dans les gorges de l'Ardèche (juillet 1949).
Explorations du Spéléo-Club de Montpellier (filiale de la SSF)
.
dans Annales de Spéléologie t.4, fasc.3 {p.150} (1949)

LAURÈS Maurice
(1925-2016)

DURAND de GIRARD Maurice (1918-2011)

LAURÈS Maurice et DURAND de GIRARD Maurice (1949) Camp spéléologique dans les gorges de l'Ardèche (juillet 1949). Explorations du Spéléo-Club de Montpellier (filiale de la SSF). dans Annales de spéléologie t.4, fasc.3; Société Spéléologique de France (Montpellier) {p.150}

  Extraits

Annales de spéléologie
t.4, fasc.3 (1949)
Extrait {p.150}

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27.03.2019 au 30.06.2019

 

   Maurice LAURÈS est né à Montpellier le 18 décembre 1925 et décédé le 12 juin 2016, alors Président du Spéléo-Club de Montpellier.
   Maurice DURAND de GIRARD est né le 21 octobre 1918 à Montpellier et décédé début 2011.
   Ils furent tous deux avec d'autres camarades de Montpellier fondateurs du Spéléo-Club de Montpellier en 1943 et explorateurs de la grotte de Clamousse.

   Le "Lac du Plongeur" présentait un niveau similaire à la description de Gabriel Gaupillat en 1892 ou de celle de Robert de Joly en 1934, c'est-à-dire quelques centimètres d'air libre avec un fort courant d'air. Le 29 juillet 1949, Henri Lombard et Charles Claron le franchirent et parcoururent 70m jusqu'au siphon C2, début du "Réseau des Plongeurs". Ils n'étaient pas équipés pour l'escalade et durent rester au pied du puits de la "Rocade". Étant en fin de camp, ils transmirent ces informations à leurs collègues du Spéléo-Club Alpin Languedocien (SCAL) qui à leur tour se rendaient dans les gorges de l'Ardèche. [Voir leur CR].

   Henri LOMBARD est né à Alès (30) le 4 décembre 1925. Il adhère au Spéléo-Club de Montpellier en 1946, après la découverte de la grotte de la Clamousse. Le franchissement de la voûte mouillante dans la célèbre Goule de Foussoubie (été 1949) confirmait son aptitude en milieu aquatique et ses capacités spéléologiques. En 1950, avec un des tout premier bi-bouteilles "Cousteau-Gagnan" fourni par les Ponts-et-Chaussées pour l'étude de la vallée de l'Hérault, sans combinaison, il explore de nombreux siphons, dont Gourneyras à -30m et le Lirou souterrain sur 65m. Le 8 octobre 1950, Henri Lombard ne resort pas du Lirou, le médecin concluant à un décès par arrêt cardiaque, peut-être dû au CO2 présent après le siphon. [Voir sur PlongeeSout et article de presse sur Juraspeleo]

   Charles CLARON est membre du Spéléo-Club de Montpellier.

p.150
« I. - CAVITÉS VIVANTES
Évent de Foussoubie

Commune et situation
Mentionnons seulement que nous sommes d'accord sur les renseignements donnés par le S.C.A.L. à ce sujet dans son rapport. Nous invitons le lecteur à s'y reporter. [Voir page du site]

Description et hydrologie
Nous nous bornerons à préciser le rôle que nous avons joué dans son exploration.
Le 23 juillet 1949 une reconnaissance nous permet de visiter rapidement la partie déjà explorée et d'arriver au bord du fameux « Lac du Plongeur », devant lequel s'étaient arrêtés tous nos devanciers (GAUPILLAT 1892 - DE JOLY 1934). Le niveau de l'eau doit être à peu près le même que celui signalé par nos prédécesseurs, car nous constatons, comme eux, que quelques centimètres seulement séparent l'eau de la voûte, un violent courant d'air très prometteur souffalnt par l'orifice laissé libre.
Le 29 juillet 1949 c'est la tentative de plongée : LOMBARD et Ch. CLARON passent la voûte presque mouillante et se retrouvent de l'autre côté du lac. Hélas, la continuation espérée ne devait pas être longue : au-delà du « Lac du Plongeur », la galerie se poursuit sur 70 mètres environ vers l'Ouest, mais après la traversée d'un autre lac non siphonnant, nos deux camarades arrivent devant une diaclase pleine d'eau formant voûte mouillante profondément amorcée et donnant peu d'espoir de franchissement ultérieur. Rebroussant chemin, Ch. CLARON et LOMBARD explorent quelques petits diverticules sans issue et repèrent une grande coulée stalagmitique dont l'escalade leur paraît impossible sans moyens artificiels. Cette coulée, au pied de laquelle se trouve un gros tas de sable, semble être la seule possibilité de continuation justifiant peut-être le courant d'air du « Lac du Plongeur ». Le S.C.M. ne devait plus revenir dans la cavité, mais cette indication, communiquée à nos collègues du S.C.A.L., leur permettait au mois d'août de vérifier notre hypothèse, et d'explorer, au prix de difficiles acrobaties, le vrai réseau « soufflant », remontant de près de 95 mètres par rapport à l'entrée de la grotte et conduisant certainement au plateau du Devès de Virac situe au-dessus.
Si l'origine du courant d'air a été précisée, celle du courant d'eau reste mystérieuse. Peut-être une coloration effectuée en période favorable (après les pluies) à la Goule de Foussoubie permettrait-elle de savoir si cette dernière représente bien l'amont de l'Évent comme l'opinion générale (et même la carte E.M.) le dit, sans aucune preuve d'ailleurs, ou fait partie d'un système hydrologique indépendant.
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