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DEPPING Georges-Bernard
(1784-1853)


(1811)
MERVEILLES ET BEAUTÉS DE LA NATURE EN FRANCE
ou description de tout ce que la France offre de curieux
et d'intéressant sous le rapport de l'Histoire Naturelle ;
comme : grottes, cascades, sources, montagnes, rochers,
torrents, vues pittoresques, etc., etc.
Tirées des voyages et des ouvrages d'histoire naturelle
les plus estimés.

13x22 cm ; 1ère éd. (1811) {634p. ; p.379/381}
Le livre a ensuite été réédité (9 éd., dernière en 1845) avec des variantes de paginations et parfois de textes.

  Extraits

Merveilles et beautés
de la Nature en France
(1811)
Extrait "Le Gouffre de la Goule"
{p.379/381}

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12.10.2018 au 30.09.2018

 

   Rien ne prouve que l'auteur se soit déplacé sur les lieux qu'il décrit à l'intention des voyageurs. Il reprend quasi mot à mot les descriptions de l'ouvrage de :

GIRAUD - SOULAVIE Jean-Louis (Abbé) (1781) Histoire naturelle de la France méridionale.

 

   Au cours du XIXe siècle, de nombreux "voyageurs" publient des descriptions. Ce sont en quelque sorte les ancêtres du "Guide Michelin". DULAURE semble le premier publié. Les suivants reprennent plus ou moins les mêmes termes, puisés l'un sur l'autre ou dans l'ouvrage de Soulavie. Aucun n'apporte vraiment du nouveau.

   Georges-Bernard DEPPING est un historien né à Munster (Allemagne) le 11 mai 1784, naturalisé français en 1827 et décédé à Paris le 5 septembre 1853. Il a rédigé et publié des ouvrages d'histoire.

   Voir plus de détails sur Widipédia.

   Une partie de ses ouvrages est consultable sur Gallica.

p.379/381

« Le Gouffre de la Goule (1).

   Ce gouffre, situé dans une vallée des montagnes d'Usège, présente avec les environs tous les caratères d'une nature sauvage.
   Les montagnes environnantes qui forment le bassin de la Goule, ont huit lieues de tour : la plus élevée entr'elles est d'environ cinquante toises au-dessus du gouffre, dans lequel se précipitent les eaux, et elle est élevée d'environ cent dix-sept toises au-dessus de l'Ardèche, dans laquelle se jettent les eaux du bassin de la Goule. Le fond de ce bassin est une petite plaine arrosée de sept ruisseaux qui se jettent dans le gouffre. Ces eaux, ramassées près de là dans un petit bassin formé par leur chute dans la roche vive, tombe en cataracte dans le précipice qui est de figure ovale ; elles se répandent ensuite d'un bassin dans un autre ; une cataracte souterraine succède à la première, et une troisième à la seconde, jusqu'à ce qu'on perde es eaux de vue : l'on n'entend plus alors dans ces concavités qu'un bruit sourd qui annonce des cataractes plus profondes encore.
   Après avoir ainsi circulé dans la montagne, les eaux de la Goule vont se faire jour dans le voisinage du pont d'Arc : elles sortent de deux ou trois conduits souterrains vosins. Il paraît que le gouffre n'a pas existé toujours : les eaux pluviales qui se ramassent ici en grande quantité à cause de la situation basse de la Goule, ont creusé peu à peu le roc, et ont ouvert les concavités qui se trouvaient dans l'intérieur ; car on voit encore d'autres cavernes parallèles à celles de la Goule, qui sont vides et remplies de petites stalactites suspendues à la grotte : elles sont d'un blanc éclatant ; exposées au feu, elles se consument dans l'instant. Toutes ces grottes sont remplies de salpêtre très inflammable : on dit que les Consuls de Vagnas, ayant voulu faire une visite dans ces concavités, essayèrent d'approcher leurs bougies allumées des stalactites de salpêtre : le feu prit de l'une à l'autre ; le corridor étroit se trouva obstrué par cet incendie inattendu, de manière qu'ils ne purent se sauver qu'en rampant sous cette voûte de feu jusqu'à l'entrée du souterrain.

(1) Giraud-Soulavie, Histoire Naturelle des provinces méridionales de la France. »