FOUSSOUBIE et autres cavités voisines (Ardèche, France)                              www.foussoubie.fr

 

 

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MAZON Albin
"Docteur FRANCUS"
(1828-1908)

VOYAGE archéologique & pittoresques
historique & géologique
fantaisiste & sentimental
économique & social
philosophique & politique
à pied, à bateau, en voiture et à cheval
le long de la rivière d'Ardèche
(1885)

MAZON Albin (Docteur FRANCUS) (1885) VOYAGE archéologique & pittoresque, historique & géologique, fantaisiste & sentimental, économique & social, philosophique & politique, à pied, à bateau, en voiture et à cheval, le LONG de la rivière d'ARDÈCHE ; Imprimerie du Patriote (Privas) {426p. ; p.91, 95, 324/325}
• Rééd. (1970) Imprimerie Lienhart et Cie (Aubenas-en-Vivarais) [ajoute p.427/488 MAZON JacquelineNotes historiques et planches photos] {p.442 (note 63), 448 (note 86), 472 (notes 4 et 5)}
• Rééd. (1992) Éditions de la Bouquinerie (Valence) {XII+499p.}

  Extraits

Voyage… le long de
la rivière d'Ardèche

Extraits "Goule et Vanmale"
{p.91, 95, 324, 442, 448, 472}

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12.04.2019 au 31.08.2019

 

Rééd. (1970)
Imprimerie Lienhart et Cie
(Aubenas-en-Vivarais)
+ MAZON Jacqueline
Notes historiques
{
p.427/488, planches photos}

p.442
«  63 - La Goule de Foussoubie n'est pas alimentée par sept ruisseaux, mais par deux seulement. Lors des grosses pluies, ils amènent un important volume d'eau.    A la Pentecôte 1963, des explorateurs y furent surpris ; malgré tous les secours, deux d'entre eux y périrent. La goule, signalée sur les cartes, se trouve à quelques dizaines de mètres de la route de Labastide-de-Virac. Des indications sont données sur ce ruisseau souterrain dans de nombreuses études spéléologiques et préhistoriques. »

p.448
« 86 - Sur les pierres milliaires de Vagnas, voir : abbé Arnaud, Valvignères en Helvie (Privas, 1963), et Les Voies romaines en Helvie (Le Teil, 1966).
Les ruines de cet ancien monastère, appelé le Monastier, ont été mises au jour en 1964 et années suivantes, par MM. Thévenon et Besson ; d'importantes découvertes ont été faites (pierre tombale du fondateur, cuve baptismale). La nécropole serait du VIIe siècle, l'église et le prieuré d'époque plus tardive. La destruction paraît remonter au XIVe siècle (guerre de Cent ans). Voir, de ces deux auteurs, La nécropole du Monastier à Vagnas, (Saint-Etienne, 1965), 25p., illustré ; La Goule de Fossoubie [sic] (Firminy, 1966), 44p., illustré ; Le prieuré de Vagnas (Firminy, 1967), 52p., bien illustré ; et aussi le Bulletin de la «Société d'Etudes et de Recherches archéologiques et historiques de Vagnas», I et II, 1968, avec photos, cartes et croquis. - Vagnas possède depuis 1968 un musée archéologique et préhistorique.
 »

p.472
« 4. Dans l'évent de la Goule de Foussoubie, en 1939, le Dr Fatou découvrit un crâne humain, avec quelques objets en bronze, datant du Bronze final ou du Hallstatt : fourreau de poignard, 5 bracelets, une rouelle (voir Dr Balazuc, op. cit.).
5. Dans une petite cavité en amont de la Goule, en août 1955, des spéléologues belges trouvaient sur le sol deux pièces exceptionnelles du Bronze final : une épée à soie plate et une hache à ailerons.
 » [grotte de la Violette]

 

« Charles Albin Mazon est un journaliste et un historien français, né à Largentière (Ardèche) le 24 octobre 1828. Il est mort à Paris le 29 février 1908. Il est enterré au cimetière de Privas où il possédait une maison, place des Mobiles, en face de la demeure de M. Paul d’Albigny avec qui il avait fondé la Revue du Vivarais.
   Originaire d'Antraigues, son père était médecin. Albin Mazon fait ses études au petit séminaire de Bourg-Saint-Andéol, puis à Privas et démarre des études de médecine à Paris. Son père étant compromis dans « l'affaire de Laurac », la famille doit se réfugier en Suisse, puis en Savoie alors rattachée au royaume de Sardaigne. Albin Mazon devient donc journaliste à Chambéry, puis à Nice, dont il prone le rattachement à la France. Expulsé, il devient directeur des services télégraphiques de l’Agence Havas à Paris.
   A sa retraite en 1890, il se consacre entièrement à l’histoire de son pays natal, le Vivarais, devenu le département de l’Ardèche. Infatigable explorateur et historien du département, Albin Mazon est l’auteur de nombreux ouvrages dont treize récits de voyages en Ardèche publiés sous le pseudonyme de « Docteur Francus ».
   Albin Mazon a laissé plus de 180 ouvrages et brochures. Ses notes et documents, dont 150 volumes et dossiers, sont désormais numérisés et conservés aux Archives départementales. Les registres de son Encyclopédie de l’Ardèche constituent aujourd’hui une partie substantielle du Fonds Albin Mazon consultable en ligne.
»
[d'après C. Michel (Lyon), site docteur-francus.eu.org qui met en ligne les textes de ses ouvrages.

   Voir aussi Wikipedia et Medarus.

   L'édition (1885) est sur Gallica.

p.91
« Nous laissons à droite l'affluent de la Goule de Foussoubie (63). On appelle ainsi le passage souterrain que les sept ruisseaux du plateau de la Bastide-de-Virac se sont creusé au fond de l'entonnoir où les réunit la pente du terrain. Cette rivière ténébreuse a cinq ou six kilomètres de longueur.
On a essayé plusieurs fois de l'explorer pendant la belle saison, mais personne n'a pu aller jusqu'au bout. Avis aux amateurs hardis.
 »

p.95
« Après le pont d'Arc, on montre le rocher de l'Estré et le sentier de chèvres que suivent les habitants du hameau de Chames pour venir à Vallon : c'est le Pas de la Cadène parce qu'il fallait autrefois, pour le passer sans danger, se tenir à une chaîne en fer fixée à la roche 65. Le hameau lui-même est derrière la colline. Nous le retrouverons plus tard.
   Au pont d'Arc finit le domaine de pêche des habitants de Vallon. Du pont d'Arc au Rhône, la pêche est affermée aux pêcheurs de St-Martin 66.
La barque file sans bruit sur une eau dormante contre une muraille de rochers qui grandit à vue d'œil sur notre droite.
   Voici la fontaine de Vanmale où dînent d'habitude les visiteurs du pont d'Arc. Les truites viennent aussi y boire et ils ne s'y trouve pas toujours, comme dans le roman de M. Villard, un bonhomme Misère pour leur donner la chasse sans filet.
   Un aigle s'élance des rochers qui dominent la fontaine et plane quelques instants sur nous comme pour bien voir si nous sommes une proie digne de lui, puis il s'en va en criant se percher au sommet des rochers. Les aigles abondent dans ces parages. Ils y vivent surtout de serpents et d'autres reptiles, mais il ne se font pas faute de dévorer, quand ils le peuvent, les poules des paysans.
 »

p.324
« Du haut de Rez, […}. Nous reconnûmes fort bien deux ruisseaux, l'un venant de Vagnas et l'autre du bois de Ronzes, qui se perdent dans le Gouffre de la Goule. On sait que ces eaux vont, par un conduit souterrain, aboutir à l'Ardèche, en amont du pont d'Arc. »

 

 

 

Rééd. (1992)
Éditions de la Bouquinerie
(Valence)

 

  Extraits

Voyage dans le midi de l'Ardèche
Extrait "Vanmale"
{Rééd. (1966) p.349/350}

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La source de Vanmale avait déjà été citée dans un ouvrage précédent du Docteur FRANCUS :

MAZON Albin (Docteur FRANCUS) (1884) VOYAGE dans le midi de l'Ardèche ; Imprimerie du Patriote (Privas) {480p. ; p.349/350}
• Rééd. (1966) Imprimerie Lienhart et Cie (Aubenas)

p.349/350 [source de Vanmale]
« Nous nous souvenons d'un déjeuner champêtre fait un jour, en nombreuse compagnie, près de la fontaine du Bœuf. Nous étions venus onze sur un frêle barquet qui nous conduisit ensuite au pont d'Arc. Nous allâmes de là, dîner à la fontaine de Vanmale.
  La grotte d'où sort cette fontaine semble sans issue ; mais au bout de quelques pas, on trouve sur la droite une ouverture donnant dans une combe abritée du soleil couchant et qui semble créée tout exprès pour les excursionnistes. Cette combe, sorte de terrasse dominant la rivière, est bornée à l'ouest par une haute muraille calcaire coupée seulement par une crevasse où grimpe un étroit sentier au milieu des buissons et des térébinthes. On vient par là, de quelques fermes voisines, chercher de l'eau à la fontaine. La combe est couverte de buis et de lavandes : il y a aussi des chênes et des genévriers rabougris. Les amateurs de pêche affectionnent cet endroit et il est rare que leurs filets ne ramènent pas une ou deux truites attirées par la fraîcheur des eaux de la fontaine.
 »